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Île Acadie ÎPE – PE

Île Acadie ÎPE - PE

Live the Acadian experience of Prince Edward Island

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Exploration des communautés acadiennes du présent et du passé

La carte « Exploration des communautés acadiennes du présent et du passé » présente un itinéraire libre de 18 lieux parmi les plus notables du patrimoine acadien à l’Île-du-Prince-Édouard. La carte est accompagnée de 18 articles correspondants qui décrivent l’importance historique de chaque lieu sur la carte. (Rédaction des articles par Georges Arsenault, chercheur acadien de l’Î.-P.-É.)

Tignish
Palmer Road
Paroisse de Bloomfield
Baie-Egmont
Mont-Carmel
Wellington
Miscouche
Le village acadien de Malpèque
Summerside
Rustico-Nord
Rustico
Charlottetown
Port-La-Joye
Paroisse Saint-Paul de la Pointe-Prime
Colonie de la Rivière du Nord-Est
Havre-Saint-Pierre
Trois-Rivières
Rollo Bay

Tignish

Le village de Tignish est au cœur d’une grande paroisse catholique qui comprend quinze villages établis au tournant du 19e siècle par des familles acadiennes et irlandaises. Bien que les premiers habitants qui s’y établissent sont surtout des fermiers, l’industrie de la pêche y prend son essor à partir des années 1840 pour éventuellement devenir le principal gagne-pain d’une grande partie de la population. Parmi les descendants des premières familles acadiennes de Tignish, on retrouve le père Sylvain-Éphrem Perrey (Poirier), premier Acadien des provinces maritimes à être reçu à la prêtrise, et son neveu Stanislaus Perry, premier homme politique acadien de l’Île-du-Prince-Édouard et premier Acadien des provinces maritimes à être élu au Parlement canadien. C’est aussi à Tignish que L’Impartial, premier journal de langue française de l’Île, est publié par la famille Buote de 1893 à 1915. 

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Palmer Road

Palmer Road est une petite collectivité au centre d’un grand territoire qui porte également le nom de Palmer Road. Ce territoire forme la paroisse catholique de Palmer Road, laquelle comprend plusieurs villages acadiens et irlandais. On y retrouve notamment les villages de Saint-Louis, Saint-Édouard, Peterville, Léoville, Deblois, St. Lawrence, Miminegash, Ebbsfleet, Pleasant View, Waterford, Skinner’s Pond, Palmer Road North, Palmer Road South et, bien sûr, Palmer Road. Les premiers Acadiens et Acadiennes de ces villages proviennent de la région voisine de Tignish. Au fil du temps, quelques familles acadiennes du Nouveau-Brunswick viennent aussi s’y établir. De nombreux Irlandais arrivent à partir des années 1820 et s’établissent au bord de la mer à Skinner’s Pond, Waterford et Miminegash. Créée initialement comme mission de la paroisse de Tignish, ce n’est qu’en 1878 que Palmer Road forme enfin la paroisse de l’Immaculée Conception.

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Paroisse de Bloomfield

La paroisse de Bloomfield est composée de nombreuses familles acadiennes qui habitent dans huit villages, soit Bloomfield, Bloomfield Corner, Woodstock, Fortune Cove, Piusville, Roxbury, Howlan et Duvar. Originaires de la baie de Malpèque, les premiers Acadiens et Acadiennes arrivent dans cette région en 1801. Les familles s’établissent à Cascumpec, le long de la baie portant le même nom. Mais l’essor de la population pousse les descendants des familles fondatrices et les nouveaux arrivants à aller s’installer le long des rivières Hill, Trout, et Foxley, ainsi que dans les terres intérieures de Bloomfield. En 1873, afin de mieux desservir l’ensemble de la paroisse, une nouvelle église est érigée dans un lieu plus central, soit à Bloomfield. À cette époque, de nombreuses familles acadiennes de Rustico s’approprient des terres dans la région afin de s’établir comme fermiers, notamment à Duvar, Howlan et Piusville.    

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Baie-Egmont

La paroisse acadienne de Baie-Egmont est établie en 1812. Les premiers habitants et habitantes arrivent en provenance de la baie de Malpèque, endroit où ils étaient tenanciers sur les terres d’un grand propriétaire. À Baie-Egmont, surnommée La Roche, ils deviennent propriétaires terriens. Ces familles pionnières sont les Arsenault, Bernard, Cormier et Gallant. La paroisse est composée de huit villages qui, jusque dans les années 1960, avaient chacun leur école. Parmi ces villages, les plus peuplés sont Abram-Village, Urbainville et Saint-Chrysostome. La paroisse compte de nombreuses personnalités acadiennes, notamment le marchand et politicien Joseph-Octave Arsenault, premier sénateur acadien de la province, l’avocat et politicien Aubin-Edmond Arsenault, premier Acadien à la tête d’une province canadienne, et Angèle Arsenault, chanteuse de renommée nationale.

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Mont-Carmel

La paroisse Notre-Dame-du-Mont-Carmel est fondée par les familles Arsenault, Aucoin, Downing, Gallant et Richard. Les premières familles arrivent à Mont-Carmel en 1812. Les familles arrivent en provenance du fond de la baie de Malpèque où elles avaient défriché et cultivé leurs terres à titre de tenanciers pendant 50 ans. Les relations avec leur propriétaire et leurs voisins anglais se détériorent, et elles abandonnent leurs terres pour aller recommencer le défrichage ailleurs, soit dans le Lot 15 où elles entrevoient la possibilité de devenir propriétaires. Elles obtiennent effectivement des permis d’occupation en 1819 et les titres de propriété en 1828. La paroisse de Mont-Carmel est composée de quatre villages : Mont-Carmel, Saint-Raphaël, Saint-Timothée et Cap-Egmont. Pendant le pastorat du dynamique père Pierre-Paul Arsenault (1896-1927), la paroisse composée d’environ 135 familles se dote d’une magnifique église et d’un imposant presbytère en brique bâti selon les plans de l’architecte québécois René P. Lemay. Le site est aussi agrémenté de trois arches en pierre des champs érigées par le maçon local Cajétan Arsenault.

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Wellington

Le village de Wellington voit le jour après la construction d’une scierie sur la rivière Ellis en 1838. Le lieu porte d’abord les noms de Quagmire Mills, Campbell’s Mills et Barlow’s Mills. Ce n’est qu’en 1874, après la construction d’une gare ferroviaire, que le lieu porte officiellement le nom de Wellington Station, attribuable au fait que la gare se trouve à proximité de la collectivité de Wellington (aujourd’hui nommée Wellington Centre). Avec l’arrivée du chemin de fer, ce lieu peuplé uniquement par la famille Barlow, propriétaire d’une scierie, d’une carderie et d’une meunerie, attire bientôt des gens d’affaires qui créent des emplois en établissant des magasins et d’autres entreprises. Les premières familles acadiennes arrivent à Wellington à cette époque. Les moulins, les magasins et la gare font du village le principal centre commercial de la région. Le village se dote ensuite d’une école, d’une église protestante, d’un hôtel et d’un bureau de poste. Wellington devient une municipalité incorporée en 1959. Étant située à proximité des paroisses de Baie-Egmont et de Mont-Carmel, la municipalité de Wellington attire de nombreuses familles acadiennes. Ainsi, de nos jours, la population actuelle est en grande partie d’origine acadienne.

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Miscouche

Le village de Miscouche est l’endroit où, en 1884, les Acadiens et Acadiennes adoptent leur propre drapeau dans le cadre de la deuxième Convention nationale des Acadiens. La convention réunit des délégués des provinces maritimes afin de discuter de l’avancement du peuple acadien et de la conservation de son identité et de sa culture. Miscouche est un village prospère. Le couvent-école de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal est établi en 1864 et la gare ferroviaire est érigée en 1875. En 1884, le Summerside Journal décrivait la localité comme un « joli village de campagne à l’état prospère et florissant. La saison d’affaires en automne a été des plus occupées pour nos marchands. Quelques-uns ont participé au commerce des produits agricoles, payant comptant les plus hauts prix pour les pommes de terre, l’avoine, etc. D’autres marchands ont fait le commerce des huîtres, et certains autres le commerce des œufs. Autres que les commerçants, nous avons toute une gamme de mécaniciens, de carrossiers, de forgerons, de tailleurs, de cordonniers, de charpentiers, de menuisiers, de tonneliers, de bouchers, etc. »

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Le village acadien de Malpèque

En 1728, la région de Malpèque accueille les premières familles acadiennes à prendre racine dans l’ouest de l’Île-du-Prince-Édouard. Ces pionniers et pionnières sont membres de la famille Arsenault en provenance de Beaubassin, en Acadie. En 1752, cette colonie regroupe 32 foyers acadiens, soit une population de 201 personnes, et les gens y vivent principalement de l’agriculture. La colonie s’étend sur un grand territoire correspondant aux villages actuels de Bideford, Port Hill, Low Point et Birch Hill. L’église paroissiale se trouve à Low Point, lieu ensuite surnommé Pointe-aux-Vieux par la population acadienne. Les Acadiens et Acadiennes sont forcés d’abandonner la région au cours de la déportation de 1758, mais un grand nombre de leurs descendants comptent parmi la population actuelle de l’Île actuelle.

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Summerside

La ville de Summerside est établie sur les terres de la famille de Daniel Green, un Quaker de la Pennsylvanie. Green était un Loyaliste venu se réfugier à l’Île vers 1785, à l’époque de la guerre de l’Indépendance américaine. Pendant de nombreuses années, Summerside n’était qu’une petite communauté d’agriculteurs que l’on surnommait Greens Shore. En 1840, la construction d’un quai nommé le Queens Wharf mène à l’évolution de l’endroit. La collectivité se transforme rapidement en un port de mer voué à l’exportation de produits agricoles. Cependant, l’industrie de la construction navale contribue grandement à l’essor du village à partir de 1850. Avec le développement de la ville, la population se diversifie grâce à l’arrivée de nombreuses personnes d’origines ethniques, écossaises, irlandaises et françaises. Les premières générations d’Acadiens et Acadiennes qui déménagent à Summerside font presque toutes partie de la classe ouvrière. De nos jours, on estime qu’environ 35 pour cent de la population de Summerside est complètement, ou en partie, d’origine ethnique française.

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Rustico-Nord

Les origines de Rustico-Nord remontent aux années 1790 lorsque plusieurs familles acadiennes s’y établissent à titre de tenanciers. Des familles anglaises, écossaises et irlandaises se joindront à eux plus tard et bâtiront une collectivité dont l’économie repose sur l’agriculture et la pêche. Il s’agit d’une communauté majoritairement catholique qui fait partie de la paroisse Saint-Augustin de Rustico. En 1936, elle forme une paroisse indépendante dédiée à la Vierge Marie sous le vocable Stella Maris (étoile de la mer). Le village de Rustico-Nord, surnommé « la Crique », jouit d’un important réveil économique pendant les années 1930 et 1940 grâce au mouvement coopératif et à la création du parc national de l’Île-du-Prince-Édouard. La proximité du village au parc et au village de Cavendish fait de l’endroit une destination touristique, et le tourisme gagne en importance dans l’économie locale au fil du temps. D’ailleurs, en été, la population double en nombre. Depuis 1954, le village devient une municipalité incorporée et obtient le statut de petite ville (town) en 2013.  

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Rustico

Rustico, établi vers 1762, se distingue comme étant la plus ancienne localité acadienne de l’Île-du-Prince-Édouard. Un grand nombre de ses habitants et habitantes sont des descendants des premières familles à s’y établir après la déportation des Acadiens et Acadiennes. Il s’agit des familles Blanchard, Gallant, Martin, Pitre, Doucet et Doiron. Dans les années 1780-1790, des familles acadiennes de Saint-Pierre-et-Miquelon, notamment les familles Buote, Blaquière, LeClair, Pineau et Gauthier, viennent rejoindre des membres de leur parenté à Rustico. Le peuplement acadien de la région s’étend alors jusqu’à Hope River et Rustico-Nord. Rustico tire son nom de la baie de Rustico, autrefois connue sous le nom de Grand Rastico.

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Charlottetown

Les origines de la ville de Charlottetown remontent à 1765, lorsque l’arpenteur Samuel Holland désigne le lieu pour y établir le siège administratif du comté de Queens. En 1769, elle devient la capitale de la colonie britannique de l’île Saint-Jean (renommée Île-du-Prince-Édouard en 1799), et ensuite la capitale de la province lorsque l’Île se joint à la Confédération canadienne en 1873. Étant située à l’embouchure de trois rivières, Charlottetown devient un port de mer et un centre commercial important. Il faudra attendre jusqu’en 1855 pour que Charlottetown soit incorporée comme ville avec sa population de 6 500 résidents et résidentes. Étant éloignée de la plupart des communautés acadiennes, la ville attire peu d’Acadiens et Acadiennes avant les années 1900. Les premiers Acadiens et Acadiennes s’établissent en petit nombre à Charlottetown vers le milieu du 19e siècle à titre d’ouvriers et de domestiques. En 1881, la population d’origine française et catholique est seulement de 121 individus, originaires non seulement de l’Île, mais aussi de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et du Québec. 

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Port-la-Joye

La colonie française de l’île Saint-Jean est établie en 1720. L’entrée du port dans lequel se versent trois des principales rivières de l’Île semble un bon choix pour établir le centre administratif et une garnison. Ainsi voit le jour Port-la-Joye, endroit où s’installent les administrateurs de la colonie et une petite garnison composée d’environ 25 soldats. La première famille acadienne à s’y établir est celle de Michel Haché dit Gallant et d’Anne Cormier, originaire de Beaubassin en Acadie. Cette famille, dont les descendants sont encore aujourd’hui très nombreux dans l’Île, résidera à Port-la-Joye entre 1720 et 1745 avant de partir s’établir ailleurs dans la colonie. La colonie de l’île Saint-Jean est une colonie satellite de l’île Royale où réside le gouverneur, à Louisbourg. Après la prise de cette ville-forteresse par les forces britanniques en 1758, Port-la-Joye et l’ensemble de l’île Saint-Jean passe aux mains des Britanniques. La déportation des habitants et habitantes de l’Île sera coordonnée de cet endroit. Environ 3 000 des 4 250 habitants et habitantes d’origine française et acadienne sont exilés en France. Plus de la moitié ne survivent pas au long déplacement sur l’océan parfois déchaîné.  

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Colonie de la Rivière du Nord-Est

Au moment de l’établissement de la colonie de l’île Saint-Jean en 1720, la rivière du Nord-Est, nommée Elsetkook par les Mi’kmaq et Hillsborough par les Britanniques, devient le principal lien entre le centre administratif de Port-la-Joye et l’établissement de pêche de Havre-Saint-Pierre. Près de la source de la rivière se trouve un grand marais où s’établit la famille acadienne de Pierre Martin et d’Anne Godin, originaire de Port-Royal en Acadie. Selon le recensement de 1752, 44 familles acadiennes demeuraient sur les rives de la rivière. Plus de la moitié des familles étaient des réfugiés arrivés à l’Île en 1749 pour échapper à la déportation par les Britanniques. Ces familles venaient principalement des régions de Port-Royal, Grand-Pré, Pigiguit et Cobeguit. Les résidents et résidentes érigent, à Belair, une église sous le patronage de Saint-Louis, fondant ainsi la paroisse catholique Saint-Louis-du-Nord-Est.

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Paroisse Saint-Paul de la Pointe-Prime

Cette région de l’Île-du-Prince-Édouard accueille de nombreuses familles acadiennes qui s’y réfugient entre 1749 et 1758. Sous la menace d’expulsion par les Britanniques, qui depuis 1713 étaient devenus maîtres de l’Acadie qu’ils avaient renommée la Nouvelle-Écosse, ces réfugiés et réfugiées avaient abandonné leurs terres pour s’établir à nouveau en terre française à l’île Saint-Jean. Ils recommencent le défrichage à Grande-Anse (Pownal Bay), Grande-Ascension (Orwell Bay), Anse-de-la-Boullotière (Lower Newtown), Pointe-Prime (Eldon) et Anse-à-Pinet (Pinette). Pour desservir cette grande région, on érige une église catholique à Pointe-Prime consacrée à Saint-Paul. En 1752, le village de Pointe-Prime compte 13 familles dont la plupart appartiennent au clan de Noël Doiron. À part le patronyme Doiron, les familles de Pointe-Prime portent les noms Arcement, Guillot, Henry, Leprince et Pitre. Malheureusement, la croissance de la paroisse prend fin en 1758 en raison de la déportation des Acadiens et Acadiennes de l’île Saint-Jean. Les résidents et résidentes sont déportés vers la France, mais un grand nombre d’entre eux meurent au cours de la traversée. Les survivants et leurs descendants s’établissent principalement en France et en Louisiane.

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Havre-Saint-Pierre (St. Peter’s Bay)

L’établissement de pêche de Havre-Saint-Pierre est fondé en 1720 par la Compagnie de l’Isle Saint-Jean dont le principal actionnaire est le comte de Saint-Pierre de Normandie. La Compagnie avait reçu une concession foncière du roi Louis XV pour le peuplement et la pêche sédentaire de la morue sur l’île entière. Les colons – pêcheurs et fermiers – sont recrutés en France. De nombreux pêcheurs qui s’établissent à Havre-Saint-Pierre sont employés par des marchands locaux, tandis que d’autres sont indépendants et vendent leurs prises à des marchands de Louisbourg et de France. L’été, la population locale double presque avec l’arrivée d’un grand nombre de pêcheurs français qui pêchent dans la région. Tout au long de son existence, Havre-Saint-Pierre se distingue par sa population majoritairement née en France. Cependant, au fil des ans, de nombreux pêcheurs français épousent des Acadiennes, créant une population en partie acadienne.

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Trois-Rivières

En 1731, le roi de France concède à la Compagnie de l’Est une bonne partie de l’est de l’île Saint-Jean. Le principal actionnaire de la compagnie est Jean-Pierre Roma, un dynamique marchand parisien qui arrive à l’Île en 1732 pour gérer sa concession. Il établit son poste de traite à l’embouchure des rivières Cardigan, Brudenell et Montague qu’il nomme Trois-Rivières. Il envisage de faire de ce lieu un centre de commerce avec la France, le Québec et les Caraïbes. Roma réalise d’impressionnants travaux à Trois-Rivières. Avec l’aide des ouvriers amenés de France, il construit deux quais, défriche de vastes terrains et érige cinq maisons, un entrepôt, une boulangerie, une forge et une écurie. Il récolte des légumes, du blé et des pois qu’il entrepose dans un vaste cellier. De plus, Jean-Pierre Roma fait ouvrir des chemins pour se rendre notamment à Port-la-Joye et à Havre-Saint-Pierre. À cet endroit, il érige des étendoirs pour le séchage de morue et des cabanes pour les 55 pêcheurs qui travaillent pour son entreprise. L’entreprise de Jean-Pierre Roma prend fin en 1745 lorsque les troupes britanniques incendient son établissement durant la guerre entre la France et la Grande-Bretagne. Roma quitte l’île Saint-Jean l’année suivante avec l’espoir d’y revenir pour rebâtir à Trois-Rivières. Malheureusement, son rêve ne s’est jamais réalisé et il n’est jamais revenu à l’île Saint-Jean.

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Rollo Bay

Le village de Rollo Bay est fondé par des familles acadiennes qui demeuraient depuis de nombreuses années à la Baie de Fortune à titre de tenanciers. En 1801, elles réussissent à acheter des terrains de 50 acres de la part du propriétaire du canton voisin. Ces pionniers, tous apparentés, étaient des Pitre, Chiasson, Bourque, Longuépée et Daigle. Plus tard, d’autres familles viendront s’établir dans la région, dont les Cheverie, Paquet, Lavie et Boucher qui comptent parmi les familles fondatrices de Souris. En 1812, Rollo Bay comprend 26 familles. Elles vivent principalement de l’agriculture, mais la pêche et le marchandage font partie intégrante de l’économie locale. Cependant, l’emplacement de Rollo Bay à l’écart des autres localités acadiennes signifie que le village résiste difficilement à l’anglicisation. La langue française disparaît peu à peu avant même la fin des années 1870, une perte attribuable au défaut d’enseigner le français à l’école et au nombre accru de mariages entre Acadiens et anglophones. 

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