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Île Acadie ÎPE – PE

Île Acadie ÎPE - PE

Live the Acadian experience of Prince Edward Island

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Un long recommencement (1759-1860)

La Déportation des Acadiens de l’île Saint-Jean en 1758 entraîne l’éparpillement de la population aussi loin qu’en France, dans les Antilles et en Louisiane. Parmi les familles acadiennes qui évitent la Déportation, un bon nombre se rend dans des camps de réfugiés près des rivières Ristigouche et Miramichi, mais quelques-unes réussissent à demeurer sur l’Île.

Au cours des années qui suivent, plusieurs familles reviennent s’établir à l’Île. Elles doivent alors s’adapter à la vie dans une colonie anglophone sous un gouvernement britannique et protestant. Le plus gros problème qu’elles rencontrent est celui des terres. Ces familles acadiennes ne peuvent pas réclamer la possession de leurs anciennes terres.

Sous la gouverne de l’Angleterre, l’Île est divisée en 67 cantons (ou lots). Ces cantons sont attribués à des hommes d’influence de la Grande-Bretagne avec la responsabilité d’y établir des colons comme locataires. Les Acadiens qui veulent s’établir comme fermiers doivent donc louer des terres de ces grands propriétaires. 

Ce système terrien cause beaucoup de problèmes aux Acadiens, tout comme aux colons qui viennent d’Écosse, d’Irlande et d’Angleterre. À quelques reprises, des familles acadiennes incapables de payer la rente doivent abandonner leurs terres et recommencer le défrichage ailleurs, et même à l’extérieur de l’Île. La population acadienne est alors divisée en petits groupes éparpillés d’un bout à l’autre de l’Île.    

Les Acadiens réussissent à vivre grâce à l’agriculture et à la pêche, mais aussi comme bûcherons, navigateurs, et charpentiers. Gens pour la plupart illettrés, ils constituent une communauté véritablement à part des autres gens de l’Île par leur identité francophone et catholique. D’ailleurs, ils se marient rarement avec des gens qui ne sont pas acadiens.

Les autres Insulaires les considèrent comme de très bons travailleurs qui sont heureux et contents de leur sort. Mais en même temps, ils les perçoivent comme une classe de gens inférieurs sans éducation et qui se rattachent à leurs vieilles traditions.

Des changements commencent à se produire dans la communauté acadienne au début des années 1800 avec l’ouverture de quelques écoles. On voit alors apparaître de jeunes hommes qui deviennent des enseignants. En 1854, un d’eux, Stanislaus F. Perry, de Tignish, est élu à l’Assemblée législative de l’Île. C’est un signe que les Acadiens de l’Île commencent à sortir de leur isolement et à prendre leur place dans la vie publique.

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