La riche histoire de la population acadienne est profondément ancrée à l’Île-du-Prince-Édouard depuis le début des années 1700, passant par des siècles de colonisation, de déplacements, pour arriver aux collectivités et aux économies acadiennes modernes d’aujourd’hui. En plus d’offrir des expériences de narration et diverses formes d’interprétation dans l’ensemble de l’Île, le Centre de recherche acadien du Musée acadien de l’Île à Miscouche se distingue comme étant le foyer des acquisitions officielles, préservant les documents d’archives relatifs à l’histoire et à la culture des Acadiens et Acadiennes de l’Île.

L’île Saint-Jean (1720-1758)
La présence des Acadiens et des Français à l’Île-du-Prince-Édouard remonte au début du 18e siècle. Les gens d’origine européenne connaissaient l’Île sous le nom « île Saint-Jean ». Cependant, un peuple résidait déjà à l’Île au moment de leur arrivée. En effet, le peuple mi’kmaq était établi à l’Île depuis très longtemps. Les Mi’kmaq avaient donné à l’Île le nom de Kjiktu’lnu, qui signifie « notre grand bateau », et Epekwitk, qui signifie « terre bercée par les vagues ».
Un long recommencement (1759-1860)
La Déportation des Acadiens de l’île Saint-Jean en 1758 entraîne l’éparpillement de la population aussi loin qu’en France, dans les Antilles et en Louisiane. Parmi les familles acadiennes qui évitent la Déportation, un bon nombre se rend dans des camps de réfugiés près des rivières Ristigouche et Miramichi, mais quelques-unes réussissent à demeurer sur l’Île.
Un grand réveil (1861-1960)
Comme dans l’ensemble de la communauté acadienne des provinces maritimes, d’importants changements commencent à se produire chez les Acadiens de l’Île au cours du milieu des années 1800. Plusieurs institutions qui favorisent le développement de cette communauté sont mises sur pied. Une petite classe dirigeante et instruite se forme et commence à mettre en œuvre des initiatives importantes pour la communauté acadienne.
Des années de grands changements (1961-2020)
Depuis les années 1960, l’Île-du-Prince-Édouard subit de très grands changements du point de vue social, culturel et économique. On peut dire qu’un nouveau vent souffle sur l’Île et, en particulier, sur la communauté acadienne. Plus que jamais, on valorise la langue française et la culture acadienne.

